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preservatif

Fist fucking ou l'éloge de l'abandon  

Le fist-fucking est une pratique qui consiste à faire pénétrer une main dans l’anus de son partenaire. « C’est surtout une intimité extrêmement forte, d’abandon, de confiance absolue », explique le docteur Michel Ohayon.

Temps de lecture : 2 min
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Les points à retenir

  • Le fist-fucking n’est pas une pratique BDSM. C’est le plaisir qui est recherché, pas la douleur.
  • Il existe plusieurs recommandations afin de pratiquer le fist-fucking en toute sécurité.
  • Il est déconseillé d’utiliser des chems avant de le pratiquer.

Dans le fist, ce n’est pas la douleur qui est recherchée. Selon Michel Ohayon, les pratiquants n’évoquent pas la domination ou la soumission.

Allier plaisir & prévention 

« Le fist est un plaisir qui s’apprend, vient se chercher et peut être subtile, bien plus que la pénétration classique. La recherche n’est pas la dilatation, mais plutôt d’avoir quelque chose à l’intérieur de soi. » explique le sexologue. Les amateurs de fist, selon lui, ne se situent pas dans la culture du BDSM. 

La pénétration par la main demande patience et douceur.

Voici quelques recommandations pour allier plaisir et prévention :

  • le fisteur doit avoir les ongles bien coupés ;
  • ce qui pénètre dans le rectum d’un fisté ne pénètre que dans le sien ;
  • lors d’un fist en réunion, chaque fisteur porte un gant ;
  • lors d’un fist en réunion, chaque fisté dispose de son propre pot de crème lubrifiante ;
  • une seule personne met les doigts dans le pot de crème lubrifiante ;
  • il est nécessaire d’apporter son propre matériel si l’on se rend à une partouze.

 

Il est déconseillé de se faire fister par un garçon qui a pris des chems, la plupart des accidents constatés viennent de là.

Docteur Michel Ohayon médecin sexologue

 

Fist et chems ne font pas bon ménage

« Il est déconseillé de se faire fister par un garçon qui a pris des chems (produits), la plupart des accidents constatés viennent de là », signale le docteur Ohayon. Se faire fister dans cette situation, c’est s’exposer à des risques d’addiction (les chems sont addictifs). C’est aussi risquer, sans s’en rendre compte, d’aller trop vite, de ne pas ressentir d’éventuelles blessures ou de se faire introduire des drogues dans le rectum, contre sa volonté. « Il ne faut pas hésiter à être méfiant. Certains ont choisi de se limiter à un cercle d’amis », explique le sexologue. C’est parfois la bonne solution : pratiquer avec des initiés, qui guident, conseillent et aident à réduire les risques d’infection.

Pour Michel Ohayon, un rappel des recommandations s’impose : prendre des chems, quand on n’est pas infecté par le VIH, c’est obligatoirement adopter le traitement préventif (ou PreP) contre le VIH.

Sources : Michel Ohayon 

Merci à Michel Ohayon, médecin sexologue, fondateur du centre de santé sexuelle CEGID, le 190 (http://le190.fr/). Michel Ohayon est un spécialiste de la réduction des risques en matière sexuelle.