Aller au contenu
menottes
Illustration

BDSM entre hommes : attache-moi ! 

Bondage, discipline, sadomasochisme : le BDSM entre gays cache une multitude de pratiques très différentes et parfois très… douces.

Temps de lecture : 5 min

Le cliché, ce sont des garçons vêtus de cuir qui se fouettent. Dans la réalité, de quoi parle-t-on ? Comment vous initier au BDSM en toute sérénité ?

Attache-moi !

Le bondage, c’est le fait de ligoter, d’attacher quelqu’un, de façon plus ou moins serrée et stricte. Certains organes sont entravés, en veillant bien sûr à respecter à la circulation sanguine.

La personne attachée donne sa confiance à celle qui attache, qui doit s’en montrer digne. C’est sûrement LE point clé du BDSM : le soumis « prête » sa confiance au dominateur, c’est lui qui accorde au « maître » son statut, lors de ce jeu de rôles. Il peut retirer ce contrat de confiance quand il le souhaite, même pour quelques minutes. Le soumis doit pouvoir exprimer, dans tous les cas et de quelque façon que ce soit (une tape, un mot, un geste), qu’il souhaite mettre sur pause, ou arrêter le plan.

L’échange verbalisé

C’est un point essentiel dans le BDSM : le dominant ne « joue » pas avec la santé du dominé, il l’accompagne sur un territoire de pratiques plaisantes et jouissives.

Ce territoire est clairement délimité : chacun exprime ses limites, ses envies, exprime ce qu’il veut ou pas avant d’entrer dans le jeu. C’est bien sûr valable pour une relation qui a débuté sur une appli de rencontre, où il n’est pas toujours simple de reconnaitre celui qui connaît les codes comportementaux, de celui qui ne les connaît pas.

En résumé, face à un partenaire inconnu, on parle. Faire une fellation à un garçon dont on ne sait rien, ça n’est pas pareil que d’être ligoté sans pouvoir dire un mot. Une première séance de « test » peut être conseillée, le temps de trouver ses marques.

Bon à savoir

Avant une séance BDSM, il est nécessaire de demander à votre partenaire ses limites et lui dire les vôtres.

Un consentement éclairé

Dans le BDSM, la culture de tolérance et de respect de l’autre est fondamentale. C’est cette capacité à dialoguer, avant, pendant et après le plan cul qui lui donne de l’intérêt : chacun des partenaires doit pouvoir exprimer distinctement son consentement, réaliser ses fantasmes, et en découvrir d’autres.

Bon à savoir

L’usage de drogues (chems) est déconseillé. Il est nécessaire de sentir l’excès de douleur (qui est une alerte). La prise de drogues ne le permet pas toujours.

Discipline et fétichisme

Le mot « discipline » renvoie à plusieurs pratiques : elles vont du simple jeu de rôles (un chef autoritaire, un militaire à l’armée…) à une des punitions raffinées plus ou moins douces : il peut s’agir d’une unique caresse de cire de bougie (versée en hauteur, le temps de la laisser refroidir) ou d’une fessée donnée avec un instrument.

Certains y incluent des fétichismes vestimentaires (pompiers, marins, égoutiers…) Toutefois, le fétichisme, cette attirance plus ou moins forte pour un vêtement ou tout autre point de fixation, n’est pas systématiquement lié à une sexualité BDSM.

Bisous et câlins

Quant au SM, il repose, a priori, sur une répartition des rôles : un soumis et un dominateur. Lesquels peuvent bien sûr s’inverser, sans jamais exclure la tendresse, les câlins, les baisers, tendres, humides, profonds.

Mal connu, mais très pratiqué, le SM gay n’a rien d’un déchaînement de violence brutale. Simple fessée, attachements compliqués, les rituels sont nombreux. Mais rien n’oppose la sexualité câline à l’amour "hard" : un dominateur et son soumis se font évidemment de gros bisous, des caresses.

Si vous êtes débutant, vous avez tout intérêt à emprunter ce chemin avec un pratiquant expérimenté, en pleine possession de ses moyens. Cela veut dire un partenaire qui n’a pas pris de drogue (chems) ni bu une grande quantité d’alcool. Car pour jouer avec ses sensations, mieux vaut maîtriser ses gestes, avec précision. L’échange n’en sera que plus délicieux.