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Comment arrêter la PrEP ?

La PrEP protège du VIH. Si on arrête de la prendre, il faut penser à se protéger autrement.

Temps de lecture : 5min
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Les points à retenir

  • Quand on arrête la PrEP, on n’est plus protégé du VIH. Il est donc essentiel de penser à l’après et de réfléchir à la protection dont on pourrait avoir besoin.
  • Arrêter la PrEP, c’est souvent s’exposer au VIH. Pensez à utiliser un préservatif à chaque rapport.
  • Si vous souhaitez reprendre la PrEP, consultez votre médecin.

Vous ne voulez plus prendre la PrEP ?

Arrêter la PrEP mérite réflexion : est-on toujours exposé au VIH ? Comment se protéger contre le VIH sans la PrEP ? Comment arrêter la PrEP ? Toutes les réponses dans cet article.

Comment arrêter la PrEP ?

Pour arrêter la PrEP, après votre dernier rapport prenez :

  • si vous êtes un homme cisgenre : un comprimé de PrEP par jour pendant deux jours. Ces comprimés sont à prendre à la même heure que les précédents ;
  • si vous êtes un homme transgenre : un comprimé de PrEP par jour pendant sept jours. Ces comprimés sont à prendre à la même heure que les précédents.

Bon à savoir

Si vous êtes atteint d’une hépatite B chronique, n’arrêtez pas la PrEP sans avis médical. La PrEP constitue votre traitement.

Comment se protéger du VIH sans la PrEP ?

Quand on arrête la PrEP, on n’est plus protégé du VIH. Il est donc essentiel de penser à l’après et de réfléchir à la protection dont on pourrait avoir besoin.

  • Si vous êtes en couple et que vous et votre partenaire n’avez pas d’autre partenaire, pensez à faire tous les deux un dépistage du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles (IST) avant de vous passer de la PrEP et des préservatifs.
  • Si vous ou votre partenaire avez des rapports sexuels en dehors de votre couple, pensez à utiliser systématiquement des préservatifs pour protéger vos rapports sexuels. Au moindre doute, faites-vous dépister. Dans tous les cas, le dépistage, c’est au moins une fois par an !
  • Si vous avez plusieurs partenaires sexuels, le préservatif est votre meilleur allié. Il est recommandé de faire des dépistages du VIH et des IST régulièrement (tous les 3 mois). C’est souvent l’occasion de dépister des infections sexuellement transmissibles qui n’ont pas de symptômes.
  • Si, après avoir arrêté la PrEP, vous avez un rapport sexuel sans préservatif avec une personne dont vous ignorez le statut sérologique (c’est-à-dire sans savoir si elle est séronégative ou séropositive au VIH), vous pouvez demander un traitement post-exposition, aussi appelé traitement d’urgence, à l’hôpital dans les heures qui suivent (48 heures maximum).

Comment reprendre la PrEP ?

Après avoir arrêté la PrEP, vous pouvez avoir envie de la reprendre. 

Si vous avez eu des rapports sexuels non protégés depuis que vous avez arrêté la PrEP, prenez rendez-vous avec votre médecin pour faire un dépistage et obtenir une nouvelle ordonnance avant de la reprendre : il faut être sûr d’être séronégatif pour prendre la PrEP.

Un médecin généraliste peut vous la prescrire.

Si vous avez protégé tous vos rapports avec des préservatifs pendant votre période sans PrEP et qu’il vous reste suffisamment de comprimés, vous pouvez la reprendre en attendant de retourner voir votre médecin.

  • Si vous êtes un homme cisgenre : prenez deux comprimés en même temps, en mangeant, entre 2 heures et 24 heures avant d’avoir un rapport sexuel, puis poursuivez avec un comprimé toutes les 24 heures, à la même heure.
  • Si vous êtes un homme trans : prenez un comprimé par jour en mangeant, chaque jour à la même heure, pendant 7 jours avant d’avoir un rapport sexuel. Puis continuez en prenant un comprimé toutes les 24 heures.

Quand on a du mal à prendre ou reprendre la PrEP…

Vous savez que votre sexualité vous expose au VIH et que la PrEP vous protège, mais avez du mal à la prendre ou la reprendre ? Quelle qu’en soit la raison – oubli, motivation, effets secondaires, craintes, etc. –, parlez-en avec votre médecin. Vous pouvez aussi demander un entretien avec un accompagnateur communautaire (par exemple, auprès de l’association AIDES) ou un professionnel de santé pour en discuter et lever les obstacles.