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Fellation : on prend ses précautions ! 

La fellation est l’une des pratiques sexuelles les plus courantes. Elle est une source importante de plaisir mais aussi vecteur de transmission pour les infections sexuellement transmissibles (IST). Le dépistage régulier, même en l’absence de symptômes, reste la meilleure solution pour profiter de ce plaisir tout en prenant soin de sa santé.

Temps de lecture : 5 min

La fellation : mode d’emploi

Le rapport buccal est fréquent chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.
Il peut être pratiqué comme un préliminaire mais aussi comme un rapport complet jusqu’à éjaculation.
Dans la fellation, la langue joue un rôle primordial dans le plaisir. Elle permet de caresser, de sucer le gland, une zone érogène puissante. Mais soyez précautionneux dès lors qu’il y a contact entre la muqueuse buccale et le sperme (ou le liquide pré-éjaculatoire). La moindre microfissure peut être une porte ouverte à la transmission d’une IST. Plus encore lors d’une fellation profonde où le risque de transmission de VIH est possible. Vous pouvez limiter ce risque en ne vous brossant pas les dents dans les heures qui précèdent l’acte sexuel et en évitant de pratiquer une fellation en cas de douleur ou de blessure dans la bouche et dans la gorge.

Enfin, la fellation est aussi question de consentement : enfoncer son sexe dans la bouche de son partenaire violemment nécessite d’avoir eu (ou ressenti) son accord…

L’anulingus

L’anulingus est un moyen agréable de préparer un anus au doigté ou à la sodomie. Mais il n’est pas un sésame systématique. Si cette pratique est efficace pour préparer une pénétration, il ne faut pas oublier que la salive n’est pas un lubrificateur ! Le lubrifiant est indispensable !

Comme la fellation, l’anulingus est un vecteur important de transmission d’IST. Le contact bouche-anus peut vous exposer, par exemple, à l’hépatite A (VHA). Les infections à Chlamydiae Tracomatis (chlamydiae) par rapport bucco-anal sont possibles dans un sens comme dans l’autre : un anus peut infecter une bouche et vice versa.

 

Bon à savoir

Dans la gorge et l’anus, les IST bactériennes n’ont souvent pas de symptômes.

Dépistage obligatoire !

La majorité des IST contractées par fellation ou par rapport bucco-anal sont asymptomatiques, c’est-à-dire que vous pouvez être infecté sans avoir aucun signe de maladie.

Il est donc indispensable de vous faire dépister dès lors que vous avez adopté ces pratiques sexuelles.

Un prélèvement pharyngé (de la gorge) et anal est indispensable pour détecter des IST comme la blennorragie gonococcique ou les chlamydiae par exemple. Pour la syphilis, un test sanguin est nécessaire. Pour les condylomes (papillomavirus, ou « crêtes-de-coq »), un avis spécialisé auprès d’un urologue ou d’un proctologue peut être nécessaire.
En cas de test positif à une IST, il est conseillé de prévenir les partenaires pour éviter une propagation de l’infection.

 

Bon à savoir

Lorsque l’on a plusieurs partenaires, il est recommandé de faire un dépistage tous les 3 mois.